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Rencontre avec Sulivan Gwed à l'occasion de son million d'abonnés

Rencontre avec Sulivan Gwed à l'occasion de son million d'abonnés

Videaste a pour ambition de vous faire découvrir un autre visage des créateurs. C’est pourquoi nous avons décidé de lancer aujourd’hui une série d’articles sur les millionnaires, ces youtubeurs qui ont dépassé la barre symbolique du million d’abonnés.

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Notre premier invité est Sulivan Gwed. À seulement 15 ans, il vient d’atteindre le million d’abonnés sur YouTube et est en passe de l’avoir également sur son compte Instagram. Depuis maintenant deux ans, il propose à ses abonnés des vidéos vlogs où il partage différents aspects de sa vie d’adolescent. Il a accepté de répondre à nos questions à propos de son parcours, de ce à quoi il est confronté et de ses projets à venir.

Pour quelle raison as-tu décidé de te lancer sur YouTube ?

Honnêtement, je m’ennuyais. J’avais besoin de faire autre chose dans ma vie, je voulais m’occuper, je me sentais assez seul à vrai dire. J’avais besoin de parler à des gens et d’être écouté. Du coup, j’ai commencé ma chaîne YouTube et j’ai publié mes premières vidéos. Je voyais ça comme un passe-temps qui me permettait de m’évader.

Qu’est-ce qui selon à toi a fait la différence ? Tu es loin devant les autres youtubeurs de ta catégorie et pourtant tu as commencé en même temps ?

Je ne sais pas ce qui a fait que j’en suis là aujourd’hui. Contrairement à ce que les gens pensent, je n’ai pas commencé les vidéos en ayant tout de suite plein de gens qui me regardaient. J’ai mis du temps, j’ai fait en sorte d’être le plus régulier possible, ça ne s’est pas fait simplement en une vidéo. Je pense aussi que j’ai fait partie des premiers à faire ce que je fais en français et forcément, comme pour d’autres youtubeurs, le fait qu’ils aient été là au début les a aidé et je pense que ça a été pareil pour moi. Il n’y avait presque pas de vidéos divertissement comme ça en France au moment où j’ai commencé, les gens regardaient beaucoup les américains comme Tyler Oakley et Connor Franta et le fait d’en faire en français, c’est peut être ce qui a plu aussi.

Qu’est-ce que ça te fait d’être le plus jeune youtubeur francophone à plus d’un million d’abonnés ?

Je n’y avais pas pensé, c’est super flippant de se dire ça ! Je n’ai pas vraiment les mots pour décrire ce que je ressens, simplement que je trouve ça cool. Je n’arrive toujours pas à réaliser surtout que pour moi, le nombre d’abonnés ce n’est pas réellement un cap, ça ne change rien dans le sens où ce n’est pas un but ultime, un accomplissement. Que j’en ai cent mille ou un million, ça ne change pas la personne que je suis. Par contre, ce qui est certain, c’est que je dois faire de plus en plus attention à ce que je dis ou ce que je fais, je sens que j’ai une certaine responsabilité notamment vis-à-vis des plus jeunes qui me suivent, je ne veux pas donner le mauvais exemple.

Tu as récemment changé ton pseudonyme de Un Panda Moqueur à Sulivan Gwed, pourquoi ce choix ?

J’ai commencé les vidéos quand j’avais 13 ans, je grandis, je vais bientôt en avoir 16. J’ai d’autres intérêts, je trouvais que ça ne me correspondait plus totalement. Lorsqu’on pense à Un Panda Moqueur, on imagine les vidéos que je faisais il y a plus d’un an, lorsque je disais “bye bitch” ou “slay”… Aujourd’hui, c’est quelque chose que l’on ne retrouve plus du tout dans mon univers et j’ai préféré changer pour être plus proche de la personne je suis deux ans après. Je ne me suis pas arrêté à cette periode, j’ai continué à évoluer, à grandir et je veux que les gens s’en rendent compte.

Tes parents sont-ils conscients de ce que tu es en train de vivre ? T’accompagnent-ils dans cette aventure ?

Pour être honnête, au début non, parce que je ne leur en parlais pas trop, pour moi ce n’était pas très utile de leur raconter ce que je faisais. Mais ces derniers temps, depuis qu’ils ont vu les images de la VideoCity, ça a pas mal changé et c’est vrai qu’on en discute plus régulièrement, quand il y a quelque chose qui me tracasse ou que j’ai besoin d’un avis extérieur sur ce que je fais, je n’hésite pas à en parler avec eux. Maintenant, ils sont plus conscients de ce que je vis et oui, ils m’accompagnent dans mon aventure.

Si tu devais recommencer une chaîne aujourd’hui et si tu devais choisir une chose, qu’elle serait celle que tu ferais différemment ?

Je ne ferais rien de différent, je recommencerais exactement pareil. Même si j’ai fait certaines erreurs et que je n’ai pas toujours fait les meilleurs choix, pour rien au monde je ne regrette et je ne voudrais changer ce qui a été fait. Je suis quand même assez fier de ce que j’ai fait, donc non, rien. Par contre, pour ce qui est du côté personnel, si j’avais su, j’aurais fait plus attention à mes relations amicales, je voulais plein d’amis au départ, mais ce n’était peut être pas forcément une bonne idée. Aujourd’hui, je sais sur qui je peux compter, et savoir ça plus tôt m’aurait peut être permis de privilégier la qualité à la quantité.

Qu’aimerais-tu dire à toutes les personnes qui te suivent ? Quel message aimerais-tu leur faire passer ?

Tout d’abord un énorme merci ! Car grâce à vous j’ai réussi à m’épanouir et à prendre confiance en moi, je suis beaucoup plus heureux maintenant. Si je devais vous faire passer un message, ça serait de vous en foutre, du regard des autres, de ce qu’ils pensent, faites ce que vous avez envie de faire, soyez vous-mêmes, ce n’est pas à vous de vous adapter mais à eux de vous accepter. Surtout que lorsqu’on est au collège ou au lycée, on est confronté à des personnes que l’on ne reverra probablement jamais par la suite, alors il ne faut pas changer la personne que l’on est pour eux, ne pas gâcher sa jeunesse à cause d’eux.

Tu es à la fois très apprécié mais aussi, comme toutes les personnes exposées, très critiqué. Comment gères-tu la popularité et les inconvénients qui vont avec ?

Ce sont les règles du jeu, il y aura toujours des personnes qui seront là pour critiquer nos moindres faits et gestes, peu importe ce qu’on essaye de faire. Donc je reste comme je suis et je ne vais pas changer à cause de cela, bien que ça soit de plus en plus difficile de savoir si je n’aime plus telle ou telle chose parce qu’on me les reproche, ou tout simplement parce que je grandis et que je suis passé à autre chose. Ou alors c’est peut-être un peu des deux… Je pense que c’est plutôt la deuxième option, mais je me pose parfois la question et je sais me remettre en question lorsque c’est nécessaire.

Il y a pas mal de débats en ce moment par rapport à l’âge des youtubeurs, qui commencent de plus en plus tôt, quel est ton avis par rapport à cela ?

Personnellement, j’ai commencé à treize ans, ça dépend aussi de la maturité et du recul que l’on peut avoir par rapport à tout ça. Ce qui compte avant tout c’est ce que tu renvoies, ce que tu dis, ce que tu fais … la façon dont tu t’exprimes. Et c’est vrai que plus tu es jeune, plus c’est difficile d’avoir conscience de tout ça et de comprendre l’impact de ce que tu fais sur internet. Bref, il faut faire attention et il faut que les parents en soient conscients.

Pour finir, est-ce que tu as des projets ? Des envies particulières pour le futur ?

Je rêve d’être acteur, de faire de la fiction, de sortir un peu de ma zone de confort et d’essayer de nouvelles choses. Je vais peut être m’inscrire à des cours de théâtre justement, j’en ai déjà fait par le passé, j’aimerais bien m’y remettre. En dehors de ça, non, je vais continuer à rester proche de ma communauté, à faire des vidéos, tout en m’appliquant un peu plus dans ce que je fais. Même si du coup c’est un peu moins fréquent qu’avant.

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