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Rencontre avec Amixem à l'occasion du million d'abonnés sur sa chaîne YouTube

Rencontre avec Amixem à l'occasion du million d'abonnés sur sa chaîne YouTube

Quatrième numéro de notre série d'interviews avec les millionaires, ces vidéastes qui ont passé la barre symbolique du million d'abonnés sur leurs chaînes YouTube. Après Sulivan, Horia et FastGoodCuisine, nous recevons aujourd'hui Amixem. Sa chaîne a explosé ces derniers mois grâce notamment à ses vidéos "réactions" sur des jeux, des sites ou encore dernièrement des réseaux sociaux. Ce dernier a accepté de répondre à nos questions sur son parcours, sa façon de voir le monde de la vidéo en ligne et ses projets.

Qu’est-ce que cela fait d’avoir un million d’abonnés ?

C’est un palier qui fait vraiment quelque chose. Par exemple pour les cent mille abonnés, je ne dirais pas que j’y étais insensible mais c’est arrivé, et pour moi avoir 90k ou 110k ça ne changeait rien. Un million, c’est plus fort, parce que sincèrement, je ne me serais jamais imaginé le passer. C’était un objectif un peu inatteignable dans ma tête, quelque chose de l’ordre du fictif. Je me disais que c’était impossible. Et puis, finalement, ces derniers temps, ça a beaucoup évolué, c’est allé de plus en plus vite, puis il y a eu un moment de creux, je me suis dit que c’était pas pour tout de suite, sans doute pour 2017. Et contre toute attente, c’est reparti à toute vitesse et finalement je viens de les avoir. C’était comme mon objectif ultime, maintenant que je les ai, je suis comblé, plus détendu et quoiqu’il arrive, je pense que je serai à nouveau plus insensible aux autres paliers.

Qu’est-ce qui t’a poussé à créer ta chaîne YouTube ?

Il y a trois ans, lorsque j’étais en licence et que je rentrais le soir, je jouais des heures et des heures aux jeux vidéo avec mon colocataire de l’époque. Il me fallait quelque chose au niveau professionnel et je me suis rendu compte que tout mon temps libre y passait, donc j’ai décidé de créer une chaîne YouTube afin que ces heures passées à jouer puissent aussi me permettre de construire quelque chose, qu’elles ne soient pas que du simple divertissement ! Je me suis donc dit : pourquoi pas enregister et partager mes délires avec mon pote et en faire des vidéos ? Surtout que j’étais en webmarketing et que cette activité collait plutôt bien avec ce que j’avais appris. Si jamais j’avais une chaîne YouTube, je me disais que ça serait toujours un truc cool à dire lors d’un entretien d’embauche ou même sur mon C.V. ! Donc c’était ça le début, l’envie de créer, de construire quelque chose autour de ce que j’aimais, le jeu vidéo mais aussi la vidéo en elle même !

Comment te définirais-tu en tant que youtubeur ?

Justement, ce que j’adore c’est de ne pas avoir de définition, je me suis même battu pour ça. Jusqu’à mes 200k abonnés, j’avais l’étiquette du mec qui faisait du rôleplay (jeu de rôle) sur des jeux comme Arma III. Mais j’ai vite fait en sorte qu’on ne puisse plus m’associer à quoique ce soit ; j’ai essayé de faire plein de choses différentes, par exemple des vidéos “gaminfiées” avec les réseaux sociaux comme Snapchat et plus récemment Periscope, ou encore sur des sites ou des applications futiles. J’ai également fait des vlogs, des vidéos voyages… Bref, tout un tas de sujet différents, car je veux qu’on vienne sur ma chaîne pour ma personnalité, ma façon de faire plutôt que pour un concept de vidéos précis. Moins les gens sont capables de définir ce que je fais, mieux c’est, car ça me laisse une plus grande liberté et comme ça, je ne m’interdis rien. Certains youtubeurs très spécialisés, comme ceux sur minecraft, ont parfois du mal à pouvoir faire ce qu’ils veulent sans que leur communauté ne leur tombe dessus et c’est ça que je souhaite éviter. Au final, je fais certainement des vidéos “réactions” mais le but est de pouvoir surprendre, quoique je fasse.

Comment choisis-tu tes sujets de vidéos ?

Honnêtement, ça peut être tout un tas de sources différentes. Typiquement, j’en parlais dans ma réponse précédente, j’ai eu l’idée de faire une vidéo sur Periscope en voyant celle d’un youtubeur russe qui montrait l’application pendant quelques secondes et j’ai eu un déclic, je me suis dit que ça serait marrant d’en faire toute une vidéo. Donc ça peut effectivement être en regardant d’autres vidéastes, on peut s’en inspirer du moment que l’on ne tombe pas dans le piège du plagiat. Ou alors, ça peut être la révélation sous la douche, la petite idée géniale qui te passe par la tête à ce moment-là. Enfin, ça peut être des sujets tout bêtes, qui de part leur nullité, peuvent devenir très biens. Par exemple, j’ai eu cette envie récemment de faire quelque chose sur l’onglet “Fidélisation de l’audience” du YouTube Analytics. Ca permet de voir à quel moment les gens ont repassé un moment de la vidéo ou, au contraire, l’ont quittée. Je pourrai ainsi voir mes vannes qui ont marché et celles qui ont bidé. Je pense que ça peut être marrant à montrer en vidéo. Je vais probablement le faire dans les prochains jours d’ailleurs, à voir.

Justement, de quelle vidéo es-tu le plus fier et pourquoi ?

Si je devais faire un top 3, je prendrais en numéro un la visite de mon université à Londres. J’aime beaucoup cette vidéo car elle est exactement comme je l’imaginais avant de la tourner, ce qui n’est pas toujours le cas. Sans compter le fait qu’elle contient un petit peu tous les ingrédients de ce que j’aime : elle est divertissante, elle t’apprend des trucs, mais c’est aussi quelque chose de personnel, il y a ce petit côté vlog que les gens aiment bien sur YouTube. Et puis aussi parce que c’est lié à mon passé. En seconde position, je mettrais ma collaboration avec Ubisoft, j’ai fait un vlog “nature” où j’apprenais à faire du feu, c’était n’importe quoi mais tellement drôle ! Et puis enfin, ma vidéo “Quand tu trouves un téléphone dans la rue”, qui est une sorte de jeu narratif, c’était un vrai plaisir de la tourner. Le fait de raconter une histoire à travers un jeu vidéo d’une manière super originale, c’était cool.

Beaucoup de personnes souhaitent se lancer dans le monde de YouTube, si tu avais des conseils à leur donner, quels seraient-ils ?

Il faut faire ça pour l’argent avant tout ! Non, plus sérieusement, il faut être patient, être super patient même. Il faut être persévérant et il faut capitaliser sur les échecs. Il ne faut jamais oublier pourquoi une vidéo n’a pas marché et toujours apprendre de ses erreurs pour éviter de les reproduire. À l’inverse, il faut aussi essayer de comprendre pourquoi une vidéo a plu. Il faut absolument regarder les retours des gens, y compris les plus mal écrits car ce sont des spectateurs avant tout et leurs avis comptent tout autant. Ce n’est pas parce quelqu’un ne sait pas écrire que ce qu’il dit n’est pas pertinent, il ne faut pas oublier ça. Enfin, je ne regarde presque pas les vues, ni les abonnés, mais plutôt le ratio like/dislikes. Au dessus de 2% de “je n’aime pas” je commence sérieusement à me poser des questions, et en dessous d’1%, c’est parfait ! Parce quoiqu’il arrive, même s’il y a des haters, il y a aussi des abonnés sérieux qui utilisent ce moyen pour signaler leur mécontentement. Je trouve ça super important et c’est un bon indicateur. Enfin, il faut également faire de la veille, il faut regarder ce que les autres font, parce que sur YouTube, c’est l’algorithme qui est maître, n’importe quel youtubeur y est soumis, c’est la règle du jeu et observer permet de comprendre comment il fonctionne et d’adapter ses contenus dans leur forme en fonction de cela. Si les vidéastes marchent, c’est qu’ils répondent d’une manière ou d’une autre aux critères de ce système que l’on n’est pas obligé d’aimer, mais qui est là quand même.

Tu es sur deux chaînes collaboratives, The Fantastiques et Pizza Guys, comment t’es-tu retrouvé dans ces projets ?

À la fin de mon master, j’ai fait mon stage de pré-embauche dans une boîte de production qui est la société actuelle qui gère The Fantastiques. Du coup, j’ai monté cette chaîne pendant que j’étais en stage chez eux, c’est arrivé comme ça, tout simplement. Pour les Pizza Guys, c’est le network BroadbandTV qui cherchait à lancer un projet dans l’optique d’avoir une “vitrine” de ce qu’ils étaient capable de faire, de produire, de gérer. Ils avaient donc contacté VodK pour le faire et il leur fallait une deuxième personne. Au final, le choix s’est porté sur moi. Et voilà, maintenant je tourne pour ces deux chaînes en plus de la mienne bien évidemment.

Est-ce que tu as d’autres projets dont tu peux nous parler et qui arriveront dans les prochaines semaines ?

Je suis sur un énorme projet dont malheureusement je ne peux pas parler pour le moment, même pas un petit peu. C’est quelque chose que j’aurais pu faire sans être youtubeur, mais le fait de l’être, disons que ça facilite les choses. En tout cas, ça me prend pas mal d’heures en ce moment ! Ensuite, d’une manière générale, j’ai des projets de vidéos beaucoup plus ambitieuses, qui demandent elles aussi du temps, de l’écriture, des moyens. Mais c’est assez difficile, puisque je sors déjà deux vidéos par semaine et je n’ai pas envie de ralentir le rythme ou de ne plus rien poster pour me consacrer à cela. Donc voilà, il faut que dans les prochains mois, je trouve le moyen de dégager du temps et de l’argent quitte à bosser deux fois plus pour faire des trucs sympas comme ça !

Retrouvez dès maintent Amixem, sur sa chaîne YouTube mais également Twitter et Facebook.

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