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Get Beauty : Le regard de la nouvelle génération sur le YouTube d’aujourd’hui

Get Beauty : Le regard de la nouvelle génération sur le YouTube d’aujourd’hui

Il y a quelques jours avait lieu le salon Get Beauty, consacré aux youtubeuses beauté et organisé par Finder Studios et TF1. Toute l’équipe de Videaste s’est rendue sur place afin de couvrir l’événement, que nous vous proposons de (re)vivre cette semaine !

Notre premier article s’intéresse à la « nouvelle génération » des youtubeurs (et ici des youtubeuses). L’expression est souvent employée, non pas pour l’âge des vidéastes concernés ni pour le moment où ils ont rejoint le domaine de la vidéo, mais vis-à-vis de la place qu’ils y occupent, et du fait qu’ils aient émergé au milieu d’autres youtubeurs faisant déjà référence.

Pour représenter cette nouvelle génération parmi les youtubeuses, nous avons choisi d’aller à la rencontre d’AnnaRVR, Gloria et Romy. Ces trois jeunes femmes ont récemment émergé dans un domaine longtemps occupé par des youtubeuses incontournables telles qu’Emmy, EnjoyPhoenix, Horia ou encore Léa (Jenesuispasjolie). Nous les avons interrogées au sujet de leur présence sur le salon et leurs ressentis sur les places qu’elles occupent aujourd’hui dans le panel des youtubeuses du YouTube français.

Les créateurs et les marques, à nouveau réunis

À la question « pourquoi était-il important d’être présent à ce salon ? », la réponse fait consensus : afin de rencontrer les abonnés avant tout, mais aussi pour représenter leur milieu. « Je fais des vidéos de make-up, je suis passionné par ça donc c’est important pour moi d’être-là, nous répond Romy. J’avais aussi participé au Video City Paris l’année dernière, mais c’était moins centré sur ce que je fais et ce que j’aime faire ». Même son de cloche avec Anna, qui évoque l’importance de représenter les femmes présentent sur YouTube, dans la beauté mais aussi dans d’autres domaines, elle-même n’appartenant pas à cette catégorie. Et quand on lui demande s’il est difficile d’organiser des meet-up sans l’appui des marques aujourd’hui, la youtubeuse nous affirme qu’elles sont désormais indispensables, à l’image de celles présentes sur le salon.

Les marques occupaient en effet une place centrale dans la manifestation (avec en tête d’affiche la marque Rimmel London), à l’image de la place prépondérante qu’elles ont maintenant dans la vidéo en ligne. Elles sont nombreuses à solliciter les youtubeuses, qui parfois se montrent méfiantes. « Comme je ne suis pas youtubeuse beauté, je n’ai pas de marques de maquillage comme celles associées à Get Beauty qui me contactent » précise Anna. Romy, elle, s’est déjà vue proposer des partenariats : « Au début j’étais contente qu’on me propose, je ne savais même pas que c’était possible sur YouTube. Mais je n’ai jamais accepté tout et n’importe quoi » nous confie-t-elle.

Nouvelle génération, nouveau modèle

Nous avons également profité de l’occasion pour questionner les jeunes femmes sur le regard qu’elle porte sur les principales personnalités du YouTube féminin français, mais aussi pour parler projets. Pour Gloria, la réponse est spontanée : ce sera d’avoir le bac et de partir en vacances. « Les gens pensent souvent que sur YouTube, on pense toujours business. Je suis qu’une ado, j’ai pas des gros projets comme d’autres youtubeuses peuvent avoir, et si c’était le cas, je voudrais pas m’en servir juste pour me la raconter » nous dit-elle.

Au sujet des youtubeuses pionnières et qui ont leur million d’abonnés, telles que Sananas ou EnjoyPhoenix, Anna nous explique avoir du mal à s’identifier à elles : « Elles sont vraiment hyper pro dans leurs vidéos, font gaffe à tout ce qu’elles disent. Elles arrivent à aller loin et avoir des super contrats. Je préfère rester simple et gérer ma chaîne tranquillement » explique-t-elle. Gloria, qui n’est pas en reste avec ses presque 900 000 abonnés, avoue préférer regarder des youtubeuses anglophones.

Concernant le contenu des vidéos et la régularité, élément moteur de la réussite sur YouTube, cette dernière nous explique ne plus se forcer à sortir une vidéo à échéance fixe, et privilégier l’envie. Anna nous parle également de la difficulté à trouver des sujets nouveaux, avec tout ce qui se fait aujourd’hui.

Youtubeuse : et après ?

Enfin, nous avons abordé le sujet des études et des répercussions qu’ont les activités liées à YouTube sur le quotidien. Romy admet qu’il est difficile d’envisager que ces activités deviennent un métier à part entière : « Je pense qu’on peut en vivre un certain temps, mais qu’il faut quand même faire des études pour avoir la sécurité derrière, explique-t-elle. Moi je ne peux pas arrêter mes études maintenant, je n’ai pas autant d’abonnés que celles qui en vivent et on ne sait jamais quand cette période YouTube va s’arrêter ». De son côté, Gloria reconnait que les études ne l’attirent pas : « J’ai commencé les vidéos en quatrième, je travaillais bien, mais avec la progression de ma chaîne, j’ai un peu lâché le côté scolaire, parce que j’ai du mal à accrocher ».

Études ou non, ces trois jeunes femmes savent déjà se démarquer par leurs personnalités et leurs productions. Arrivées au départ sur YouTube avec un contenu apparenté à celui des youtubeuses beauté actuelles, elles ont su diversifier leur contenu et toucher un public plus large, et l’évolution (bien qu’aléatoire) de leurs chaînes semble être assurée.

Une chose est sûre, c’est que l’engouement pour cette nouvelle génération de youtubeuses ne semble pas prêt de s’arrêter.

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